Entre peinture, installation et performance, ma pratique questionne notre rapport aux images, leur impact sur le monde, et le regard que nous portons sur elles. Face au flux continu de photos, qui arrivent en cascade devant nos yeux au quotidien, que signifie de produire encore des visuels, et notamment des peintures? J’explore la lenteur, la maladresse, le réel qui désespère de pouvoir atteindre son objectif de perfection.
Le temps et l’immobilité de la peinture, la forme structurale mal assurée, la performance ridicule sont dans ma pratique des moyens de parler du réel qui m’entoure, de l’information qui s’accélère et déforme mes perceptions, et de l’image de la consommation, parfaite et pressée.

Mon travail est en somme une ode à toutes ces situations que l’on ne voit pas; au moyen, au raté, à la fatigue, à l’anxiété, au bizarre, à l’ennui, à la feuille qui pousse, à l’homme affalé, à la grosse qui marche, au chien platré, au ballon dégonflé et à l’homme d’affaires qui joue à Candy Crush.